RAMBOUILLET

0

Étude portant sur l’offre culturelle du territoire rambolitain
La mission comprend deux volets complémentaires :
> une étude portant sur les pratiques culturelles des habitants,
> un accompagnement à l’élaboration d’un nouveau projet culturel de territoire pour Rambouillet et la Communauté d’agglomération.

1 – CONTEXTE ET OBJECTIF DE LA PRESENTE ETUDE

La présente étude de l’offre culturelle de Rambouillet et de son territoire s’inscrit dans la suite d’une enquête conduite en 2010. Il s’agissait alors d’une ‘enquête de satisfaction des publics de l’offre culturelle’ des équipements municipaux. Elle était de nature quantitative et s’était adressée aux publics déjà constitués.

Cette étude des publics, tout en partant des résultats de la précédente, élargit la perspective et amplifie les objectifs : il s’agit bien de considérer les habitants, et pas seulement les publics déjà constitués, de mieux connaître les attentes, les pratiques des habitants dans toute leur diversité en matière de services culturels.

Complémentairement, l’analyse des publics actuels des équipements culturels, en collaboration avec les responsables de ces équipements, permettra de co-élaborer les indicateurs et les outils pertinents pour connaître et suivre les publics qui fréquentent les différentes offres culturelles de la ville.

L’ensemble de ce travail constituera la matière pour s’interroger sur ceux qui ne fréquentent pas les équipements culturels, d’en analyser les raisons avec les dispositifs méthodologiques adéquats (détaillés ci-après)… et ce faisant, il s’agira aussi d’accompagner les professionnels de la ville à s’interroger sur leurs pratiques et la complémentarité de leurs interventions selon les termes du cahier des charges.

L’étude et le processus collectif impliquant les acteurs locaux, dont les élus et les partenaires du territoire rambolitain, doit servir de base à l’élaboration d’un nouveau projet culturel de territoire pour Rambouillet et l’agglomération avec une dimension prospective à moyen terme.

2 – CONTENU ET DEROULEMENT DE LA MISSION

Synthèse du déroulement

➤ En introduction : le contexte, les enjeux culturels de Rambouillet et de la CART
Méthode : réalisation d’une vingtaine d’entretiens individuels

➤ Mise en œuvre de l’étude des publics en deux volets

1ER VOLET : DU COTE DES ACTEURS
 Identifier les conditions et les modalités selon lesquelles l’offre culturelle sur le territoire rambolitain est élaborée et mise en œuvre,
 Puis dégager les synergies et les problématiques communes de territoire qui viendront nourrir le futur projet culturel.
Méthode : mise en place et conduite de 3 ateliers transversaux.

2EME VOLET : DU COTE DES HABITANTS ET DES PUBLICS
 Mieux connaître les pratiques et les aspirations des habitants
Méthode : entretiens qualitatifs, focus-groupe et observations.
 Analyser les publics fréquentant les établissements culturels du territoire.
Méthode : Atelier avec les directions d’établissements.

➤Synthèse et orientations
à partir du processus de travail conduit : mise en valeur et en perspective des atouts culturels de Rambouillet et du territoire de la nouvelle communauté d’agglomération.
Méthode : 2 séminaires thématiques de 3h30 (ou une seule journée).

➤ Rédaction du rapport d’étude et présentation au maitre d’ouvrage.

➤ Proposition d’une présentation publique des résultats de l’étude.

➤ En introduction : le contexte, les enjeux culturels de Rambouillet et de la CART
Méthode : réalisation d’une vingtaine d’entretiens individuels

 

  les différents volets

de la mission

en termes de contenus en termes de méthodologie

et de modalités de mise en œuvre

de la mission

a)

 

Le contexte, les enjeux de Rambouillet et de la CART

 

> appréhender les caractéristiques et les évolutions sociodémographiques, économiques et environnementales de la ville et du territoire.

 

> prendre en compte les évolutions institutionnelles en cours.

 

> intégrer les changements dans les modes de vie  des habitants, les mobilités, les pratiques culturelles et de loisirs.

> réalisation d’une vingtaine d’entretiens permettant de nourrir la connaissance et l’analyse du contexte  (élus, cadres dirigeants de la collectivité, responsables de services,  des structures culturelles, partenaires institutionnels). Ces entretiens se réalisent pour une grande part sur janvier et février 2017.

La liste des personnes rencontrées  est élaborée avec le représentant de la MO.

 

> sur la même période, constitution des ateliers de travail avec l’implication des directions dans le choix des participant(e)s aux ateliers.

 

> documenter en profondeur le contexte et les enjeux de la mission :

à partir de données présentes localement,

à partir des données, études, actes de rencontres, ouvrages, dossiers thématiques collectés régionalement

à partir  de nos propres travaux d’études, de séminaires et de formation-action.

 

➤ Mise en œuvre de l’étude des publics en deux volets

1ER VOLET : DU COTE DES ACTEURS
 Identifier les conditions et les modalités selon lesquelles l’offre culturelle sur le territoire rambolitain est élaborée et mise en œuvre,
 Puis dégager les synergies et les problématiques communes de territoire qui viendront nourrir le futur projet culturel.
Méthode : mise en place et conduite de 3 ateliers transversaux (descriptif des ateliers p.14).

Comme l’indique le cahier des charges, « cette étude des publics proposera une démarche d’association et d’implication de nombreux acteurs du territoire concernés par les enjeux culturels afin de créer une dynamique de projet dans une dimension de transversalité.
La volonté est de porter ensemble une réflexion sur la manière dont nous élaborons et mettons en œuvre une offre culturelle sur le territoire rambolitain. »

Ce dernier point est important, car les conditions et les modalités de l’offre produisent un type de public et laisse à l’écart une part importante de public potentiel.

Une étude de publics travaille ainsi sur une dynamique, une interaction entre les acteurs d’une offre et les récepteurs potentiels de cette offre.

Elle part donc d’une Relation et suppose de prendre en considération les deux pôles de cette relation :
 d’une part, le pôle constitué de l’ensemble des acteurs – dont les professionnels, les différents partenaires, les élus… etc. Comment les professionnels, les décideurs perçoivent, interprètent le public, la population, le territoire… ? Quels projets ont-ils pour les Rambolitains et les habitant(e)s de la C.A.R.T ? Quelles actions mettent-ils en place ?
d’autre part, le pôle constitué par les habitant(e)s eux-mêmes et leurs rapports à l’offre culturelle, mais aussi leurs propres rapports à la culture, à leurs pratiques, à leurs aspirations.

Pôle acteurs

  les différents volets

de la mission

en termes de contenus en termes de méthodologie

et de modalités de mise en œuvre

de la mission

a)

 

Dégager les synergies et les problématiques communes de territoire qui viendront nourrir le futur projet culturel.

 

> identifier les conditions et les modalités autrement dit la manière d’élaborer et de mettre en œuvre une offre culturelle sur le territoire rambolitain.

 

 

> mise en place de 3 ateliers d’une durée de 3h30 chacun avec la participation :

des services culturels municipaux : Pôle culturel « La Lanterne », musée Rambolitrain, service du patrimoine.

les services municipaux partenaires: les services jeunesse, scolaire, de l’urbanisme… qui travaillent en étroite collaboration avec les services culturels,


les partenaires culturels du territoire: le Conservatoire à Rayonnement Intercommunal « Gabriel Fauré », la M.J.C L’Usine à chapeaux labellisée « Scène de Musiques actuelles »

les élus municipaux voire communautaires,

le territoire d’action départementale
- des associations
- les acteurs sociaux

L’implication des différents acteurs

Concrètement, cela prendra la forme d’ateliers (descriptif p.14) de travail d’une durée de 3h30 avec les professionnels.
Les directions seront associées au choix des participant(e)s à ces ateliers.
Ce travail de formalisation des groupes peut se mettre en place au tout début de la mission.
 Le calendrier sera déterminé avec la maîtrise d’ouvrage, ces ateliers se déroulant sur les 5 premiers mois de l’étude-action.

L’implication des différents acteurs dans les processus d’étude fait partie de notre pratique depuis de nombreuses années, comme en témoigne les articles écrits récemment que nous joignions en annexe à notre réponse.
« Ainsi, nous considérons notre rôle comme celui d’un élément-tiers (d’où la dénomination TERTIUS), qui propose méthodes et outils en fonction des enjeux et des objectifs formulés, sans se substituer aux acteurs et dans un esprit donc de co-élaboration. C’est pourquoi nous concevons nos études comme des études-actions ancrées dans une logique d’accompagnement au changement », disions-nous dans un article de la revue La Scène d’août 2013.

Dans la même logique, il nous paraît essentiel effectivement que le temps de cette mission soit un temps de concertation et de coproduction avec l’ensemble des partenaires mobilisés pendant ce processus.

Nous travaillerons à ce que la démarche de cette étude des publics permette de pérenniser les conditions et les modalités de cette efficacité du « faire ensemble », ce qui suppose que le processus avec les acteurs soit précisément instrumenter / outiller pour co-élaborer.
Et, en ce sens, nous partageons le constat de Bruno Maurer selon lequel « les stratégies participatives sont plus efficaces : elles ne sont pas seulement plus éthiques, elles donnent de meilleurs résultats ».

Toutefois, il existe souvent une tension entre le souhait / l’horizon d’attente de tel processus de concertation et le temps qu’il faut y consacrer…
Des craintes sont parfois énoncées eu égard à la disponibilité des acteurs.
Par conséquent, nous amplifierons ou minimiserons le recours à ces démarches participatives en fonction de cette disponibilité (en concertation avec le représentant du MO et les équipes).

La possibilité sera étudiée que l’ensemble des ateliers puisse être considéré comme pouvant appartenir à un dispositif de formation.

Enfin, la mission ainsi positionnée comme un outil de concertation et de co-production produit une dynamique qui reste, qui perdure après la fin de la mission.
Cela permet de mobiliser et de développer ‘les attitudes’ co-élaboratrices ainsi que les modalités transversales et partenariales.

Y compris pendant le déroulement du processus, des changements s’opèrent, se concrétisent.

2EME VOLET : DU COTE DES HABITANTS ET DES PUBLICS
a Mieux connaître les pratiques et les aspirations des habitants
Méthode : entretiens qualitatifs, focus groupe et observation.
b Analyser les publics fréquentant les établissements culturels du territoire.
Méthode : atelier avec les directions d’établissements.

Pôle habitants

les différents volets

 de la mission

en termes de contenus
Les pratiques et les aspirations des habitants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’analyse des publics fréquentant les établissements culturels du territoire


 

 

> Enquête qualitative

 

> Elle prendra en compte les problématiques de territoire propres à Rambouillet : territoire semi-rural avec la question de la mobilité, le développement des activités autour de la forêt…

 

 

 

 

 

Seront mis en place des panels de population avec surreprésentation des publics qu’on cherche à toucher: les jeunes de 12 à 30 ans, les familles, les CSP inférieures, certains quartiers… (création de panels dits typologisés).

Devront être interrogés des échantillons de populations vivant sur le territoire de la C.A.R.T hors Rambouillet.

 

> Cette analyse se fera en lien avec les directeurs d’équipements culturels concernés pour définir leurs  attentes et besoins.

Elle pourra s’appuyer sur toutes les données chiffrées de fréquentation que les services culturels peuvent par ailleurs recueillir avec les logiciels métiers (Sirius pour la billetterie spectacles..).

De cette analyse, pourront être dégagés des indicateurs et les outils pertinents pour connaître et suivre les publics qui fréquentent les différentes offres culturelles de la ville. Egalement, il s’agit de s’interroger sur ceux qui ne fréquentent pas les équipements culturels, d’en analyser les raisons.

Il s’agit aussi d’accompagner les professionnels de la ville à s’interroger sur leurs pratiques et la complémentarité de leurs interventions.

a LES PRATIQUES ET LES ASPIRATIONS DES HABITANTS.

Il s’agit donc de placer les populations, dans leur diversité, avec leurs pratiques culturelles propres, leurs besoins et leurs attentes, au cœur de cette étude.

Cela suppose en premier lieu :
– de contextualiser l’offre et plus largement le rapport entre des opérateurs culturels et une population donnée, et de comprendre comment une population dans sa diversité sociale, d’âge, en fonction de sa localisation reçoit ce qui lui est destinée,
– de situer l’offre proposée (quels que soient les opérateurs) dans le champ concurrentiel des offres disponibles qu’elles transitent par le biais des médias ou d’autres canaux et qu’elles soient identifiées comme directement culturelles ou non,
– de travailler de manière transversale aux différents domaines d’action publique (jeunesse, éducation, urbanisme, social…)
– d’être attentif, d’être à l’écoute des conditions et des modalités par lesquelles une offre est diffusée, et de pouvoir identifier, par exemple, les conditions qui permettent la venue d’un autre public…
– de prendre en compte les pratiques amateurs, permettant ainsi de saisir les mutations actuelles et de construire une offre culturelle en phase avec le contexte territorial.

La méthodologie proposée permet de ne pas rechercher ce qui est déjà acquis – par des études nationales comme par exemple celle des pratiques culturelles des Français conduite par le département des études du ministère de la culture – et s’attache à « territorialiser » la démarche d’étude des pratiques culturelles afin de saisir le plus justement les composantes de la dynamique culturelle de Rambouillet et de la CART.
La méthodologie et les outils mis en œuvre sont ainsi au service d’une approche qualitative.

b L’ANALYSE DES PUBLICS FREQUENTANT LES ETABLISSEMENTS CULTURELS DU TERRITOIRE

Les différents types d’usages développés par les publics dans le cadre des équipements doivent être identifiés car cela renseigne précisément sur « les publics » qui fréquentent les équipements et les attentes différenciées qui peuvent, le cas échéant, s’exprimer à l’égard de l’offre culturelle publique.

Complémentairement, il s’agira d’identifier comment les Rambolitains et les habitants de la communauté d’agglomération reçoivent et perçoivent ce qui est proposé dans les établissements . Quelles sont les conditions d’accès à l’offre culturelle de et dans la ville : facteurs favorables et difficultés de toute nature rencontrées par la population ?

Y-a-t-il un écart entre l’offre et la demande et, si oui, de quel ordre est-il, pour analyser ce qui manque et plus globalement, dessiner les orientations de l’offre culturelle et artistique à venir ainsi que les modalités qui tiennent compte des évolutions en cours ?

Qu’est-ce qui est attendu en matière de politique publique dans le domaine de la culture par les populations de Rambouillet et de la CART ?

A ce propos, l’essentiel des travaux de quarante années de sociologie de la culture et des pratiques culturelles montre:
– l’impossibilité de continuer à évoquer «le» public de la culture mais plutôt «les» publics, socialement différenciés, aux pratiques culturelles profondément stratifiées en fonction de différents facteurs (sociaux, catégories d’âge, genre, environnement, capital culturel, niveaux de revenu, capacités de mobilité…),
– que les difficultés d’accès à l’offre culturelle n’ont pas diminué pour le plus grand nombre, voire même se sont accentuées,
– que « la définition d’un public doit se faire par l’objet qui le constitue temporairement comme tel. Il n’y a public que de quelque chose … en fonction de tel ou tel type d’offre, se constituent des coalitions ou des regroupements éphémères, selon les termes de Jean-Louis Fabiani . Il faut donc partir non pas « du public », mais de l’analyse de ce qui génère le public, c’est-à-dire l’offre, ses conditions, ses modalités. Il s’agit d’identifier les modalités et les conditions de l’offre produite, en analyser les effets sur le rapport à la population.

➤Synthèse et orientations

A partir du processus de travail conduit : mise en valeur et en perspective des atouts culturels de Rambouillet et du territoire de la nouvelle communauté d’agglomération.
Méthode : 2 séminaires thématiques de 3h30 (ou sur une seule journée).

Ces séminaires réuniront des élus de Rambouillet et de la communauté d’agglomération, des acteurs culturels et des responsables des politiques publiques pour lesquelles la dimension culturelle de ces politiques est probante (développement économique, touristique, éducative, jeunesse…), des partenaires institutionnels.

➤ Rédaction du rapport d’étude et présentation au maitre d’ouvrage.

➤ Proposition d’une présentation publique des résultats de l’étude.

3 – LES OUTILS METHODOLOGIQUES MIS EN ŒUVRE
➤ l’entretien
➤le focus-groupe
➤ l’observation
➤ l’atelier

➤ l’entretien
Ce sont donc des entretiens approfondis d’une durée variant d’une heure et demie à deux heures et demi, avec des outils accompagnant et permettant ainsi la prise de parole de la personne interviewée.

Accompagner et permettre la parole supposent :
⤷ d’utiliser des outils qui dégagent du face-à-face, qui mettent à l’aise la personne rencontrée. Par exemple, nous utilisons le photolangage.
Il s’agit d’un ensemble de photographies très variées, mis à la disposition de la personne pour faciliter la parole sur un sujet donné. Ainsi, une cinquantaine de photos est proposée à l’interviéwé qui peut prendre tout le temps nécessaire pour sélectionner trois photos qui lui permettent de répondre à la question posée,
⤷ de développer, dans la progression de l’entretien, une situation de co-réflexion.
Cela correspond aux attentes d’aujourd’hui pour la population rencontrée : être participante de la réflexion.

➤le focus-groupe
C’est une forme d’entretien de groupe (de 5 à 7 personnes) centré sur 2 à 3 problématiques précises et sélectionnées.
Là aussi, une situation de co-réflexion est mise en place dans la progression des échanges.

➤ l’observation
Il est nécessaire d’analyser et d’étudier les conditions et modalités de l’offre culturelle.
En effet, « l’offre et les conditions de l’offre sélectionnent le public ». Les observations que nous faisons régulièrement sur le terrain, quel qu’il soit, conduisent à constater que « la manière » de mettre en relation une offre culturelle avec une population, donc l’ensemble des conditions par lesquelles une offre est proposée à des habitants, constitue une véritable matrice à publics.

Nous serons donc présent(e)s, en observation, lors des manifestations culturelles et artistiques proposées, et notamment celles que les professionnels nous indiqueront comme étant des manifestations, des initiatives où ils perçoivent la présence de personnes, d’habitants peu habitués à la fréquentation de l’offre culturelle, de manière à pouvoir travailler avec eux, en atelier, sur les conditions mises en jeu dans ce type de propositions.

Ces observations donnent lieu également à la réalisation de courts entretiens.

➤ l’atelier
A titre d’exemple, nous pouvons reprendre nos propos tenus pour le numéro de l’Observatoire consacré à la participation des habitants à la vie culturelle, dans le cadre de notre entretien avec Marie-Christine Bordeaux :
« Les ateliers avec les professionnels, des élus, des associations sont bien entendu élaborés à partir de problématiques différentes selon les terrains et selon les contextes. Ils durent une demi-journée et regroupent de 20 à 25 personnes en moyenne qui sont invitées (ou peuvent demander à l’être). Elles reçoivent, avec l’invitation, un document détaillé sur la problématique de l’atelier. L’atelier n’est pas un simple lieu de circulation de la parole : il est rythmé par deux moments où chacun prend le temps de réfléchir et de reformuler par écrit puis à l’oral. Si bien qu’un bon atelier est un atelier où le groupe prend le temps de se taire… et d’être dans une écoute active des autres. Notre rôle est de permettre l’expression des acteurs et de garantir la coprésence de points de vue différents et divergents.
Tout est enregistré, et une transcription intégrale, exception faite du nom des personnes qui ont tenu les propos consignés et d’une correction des maladresses inévitables du langage oral, est mise à disposition… Au terme de cette étape, la démarche entreprise localement n’est pas terminée et pourra se poursuivre, en recourant aux ressources que nous avons créées pour que les acteurs puissent s’en emparer. »

Une telle méthodologie d’atelier crée des espaces d’échanges, de réflexion, de débat qui permettent d’entendre les propositions de chacun pour faire le chemin ensemble.

L’atelier est aussi l’occasion d’un état des lieux partagé, en co-présence et dans une relation de dialogue.

Les ateliers peuvent ainsi avoir pour fonction de contribuer à réunir les conditions partenariales en mettant en relation les différents acteurs avec leurs expériences propres, leurs logiques d’interventions ainsi que leurs points de vue différents sur les questions posées.

Cela peut être donc un outil préfiguratif d’une manière autre de travailler ensemble, ‘en réseau d’acteurs’.

D’AUTRES EXEMPLES :

Les différentes démarches d’étude des publics ou comportant une part d’étude des publics

> Ville des Lilas (93) :
Étude des pratiques culturelles – diagnostic population – recherche-action
La ville s’interroge sur les orientations du projet culturel de la commune et son impact auprès de l’ensemble de la population dans toute sa diversité, à la fois sociale et culturelle. Elle souhaite particulièrement améliorer la relation que les habitants entretiennent avec l’offre culturelle publique, quelle que soit leur localisation dans la ville, tout en intégrant l’évolution sociologique de la population amorcée depuis quelques années et tendant vers une présence croissante des classes moyennes et supérieures, ces dernières rencontrant de plus en plus de difficultés à se loger à Paris et recherchant des logements à proximité de la capitale, dans les communes limitrophes en priorité.

• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des agents en responsabilité de service ou d’équipement,
– ateliers thématiques en transversalité de service et de hiérarchie avec participation d’acteurs culturels de la ville et de partenaires institutionnels (DRAC, CG),
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs.

> Ville d’Arras
Définition du projet scientifique et culturel du pôle culturel de l’Abbaye Saint-Vaast – mission d’accompagnement à l’écriture du projet scientifique et culturel de l’Abbaye Saint-Vaast (2009) >
La ville d’Arras a la volonté d’engager le projet de rénovation et de modernisation de l’Abbaye Saint-Vaast, « le plus vaste ensemble d’architecture religieuse du XVIIIe siècle en France », qui abrite d’ores et déjà le musée de la ville et la médiathèque et souhaite y accueillir le conservatoire et l’office culturel de la ville.
Pour la ville, il s’agit d’un projet structurant majeur qui réunit le soutien des partenaires publics essentiels (Etat, Conseil général et Conseil régional), sur la base de l’étude de faisabilité et de pré-programmation réalisée et en prenant appui sur la présente mission d’accompagnement à l’écriture du projet scientifique et culturel.

• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des partenaires institutionnels (DRAC, CG, Conseil régional), des agents en responsabilité de service ou d’équipement culturel dans la ville,
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs, et observation des pratiques et des usages du lieu,
– ateliers thématiques pour nourrir l’écriture du PSC de l’Abbaye Saint Vaast.
– ateliers pour l’écriture du projet scientifique avec les 4 directions pressenties pour co-diriger cet établissement.

> pour la Nouvelle-Calédonie de 2007 à 2008
Etude de la relation de la population à l’offre culturelle et étude de la création d’un GIPC
La mission s’est composée de deux volets :
• un volet sur les pratiques culturelles et plus précisément les relations que la population entretient avec l’offre culturelle et artistique qui lui est faite et les attentes de la population en la matière,
• un volet pour la faisabilité et la définition d’un projet de Groupement d’intérêt public à caractère culturel « devant accompagner l’évolution des institutions culturelles » et « répondre aux enjeux culturels et artistiques d’aujourd’hui ».

• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des agents en responsabilité de service ou d’équipement,
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs.
Cette mission d’étude a été prolongée dans un 1er temps par l’organisation et la conduite d’Assises de la culture, puis dans un second temps par un programme de formations-actions pour les agents de la culture et les acteurs culturels subventionnés par les pouvoirs publics calédoniens.

> pour la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines (2001-2002 puis 2006-2007)
Etude du projet culturel de Saint-Quentin-en-Yvelines – conventionnée avec la DRAC Ile-de-France
Cette étude devait contribuer à définir le cadre et les axes du projet culturel de la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il s’agissait d’établir un diagnostic de la cohérence de l’ensemble de la politique culturelle développée à Saint-Quentin-en-Yvelines par le S.A.N. lui-même et par les sept communes du territoire et devait comprendre :
• un état des lieux et une analyse de l’activité culturelle et artistique dans la Ville nouvelle et les communes, des budgets culturels des collectivités et des établissements, des éléments matériels et humains mis en œuvre,
• une étude des publics, des relations de la population à l’offre culturelle existante et des attentes dans ce domaine,
• la formulation de propositions concrètes permettant d’élaborer le projet culturel de Saint-Quentin-en-Yvelines et d’avancer vers une véritable politique culturelle intercommunale, dans un cadre budgétaire maîtrisé et constant.

• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des agents en responsabilité de service ou d’équipement,
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs.

Le second volet d’intervention était centré sur la co-élaboration transversale du projet culturel de l’agglomération, avec :
– ateliers thématiques en transversalité de service et de hiérarchie avec participation d’acteurs culturels de la ville et de partenaires institutionnels (DRAC, CG, Rectorat),
– présentation publique des résultats du processus au Théâtre de SQY.

> Ville de Saint-Ouen (2004-2005)
1- étude des attentes de la population vis-à-vis d’une médiathèque centrale
2- étude des relations de la population à l’offre culturelle de la ville
• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des agents en responsabilité de service ou d’équipement,
– ateliers thématiques en transversalité de service et de hiérarchie avec participation d’acteurs culturels de la ville et de partenaires institutionnels (DRAC, CG),
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs,
– présentation publique des résultats.

> Ville de Champigny-sur-Marne (1997-1998)
Une étude sur les relations qu’entretiennent les habitants avec l’offre culturelle de la Ville et leurs attentes en la matière.
• méthodologie
– entretiens individuels avec des élus, des acteurs culturels, des artistes, des agents en responsabilité de service ou d’équipement,
– entretiens qualitatifs avec des habitants, individuels ou collectifs.
– participation aux ateliers thématiques mis en œuvre par l’Observatoire des politiques culturelles,
– présentation publique des résultats.

Sur les problématiques intercommunales en Ile-de-France :

Outre Saint-Quentin-en-Yvelines donc,
> 1ère étude à caractère intercommunal effectué en Ile-de-France :
étude de développement culturel intercommunal entre les villes de Juvisy-sur-Orge et d’Athis-Mons dans le cadre d’une convention de développement culturel de la DRAC Ile-de-France en 1993-1994
> puis étude/état des lieux de la coopération culturelle en Ile-de-France à la demande de la DRAC Ile-de-France suivi d’un colloque en 1994-95.

En matière de formation
> initiative de TERTIUS en 2016 d’une formation professionnelle de 6 journées consacrée aux enjeux culturels du Grand Paris : « Grand Paris culture : pour quel(s) projet(s) ? » – renouvellement en cours pour 2017.

Autres études d’intercommunalité culturelle en France…
> Création de l’Institut culturel basque à la demande conjointe du Ministère de l’Intérieur et du ministère de la Culture et de la Communication (1989),
> Création du musée Joachim du Bellay pour la Communauté de Communes de Champtoceaux en Maine-et-Loire (1995),
> Diagnostic culturel et aide au projet culturel de Territoire pour le Pays Couserans en Ariège (2003),
> Etude portant sur la problématique de l’équipement culturel pour Clermont communauté (2005),
> Étude de définition et de faisabilité d’un Lieu d’art numérique dans le cadre du CDT Cœur économique Roissy Terres-de-France (2014).

Comments are closed.