Première newsletter 2020

Une année 2020 que l’on souhaite d’une conscience solidaire, où la lucidité nous oblige à l’optimisme de la détermination, créative face aux enjeux  climatiques et sociaux qui nous (re)lient à ce futur à construire ensemble.

Avec cette année 2020 qui est dans son 2ième mois, nous nous réjouissons de mettre en route cette lettre d’information.

Rapide rappel des chantiers 2019

> Forum ‘fabriques de villes/fabriques de culture’ (le 15 novembre à Gennevilliers) sous l’impulsion de Michel Duffour en tant que président de l’association La ville en commun – en partenariat avec le Fonds de dotation Artutti dans le cadre de l’exposition Trésors de Banlieue.

Co-conception et conduite du Forum (qui a réuni près de 300 personnes et 43 intervenants) avec Michel Duffour et Gonéry Libouban, directeur de la culture à Gennevilliers.

Dans le prolongement de la remarquable et remarquée réussite de ce Forum, des actes sont en préparation, une rencontre se tiendra lors du festival d’Avignon et les suites de ce Forum sont d’ores et déjà en travail.

(mettre lien avec le flyer du 15 novembre)

> Pour le conseil départemental des Hauts-de-Seine / Pôle attractivité, culture, territoires : mission d’assistance à la définition des orientations et de la stratégie de mise en œuvre du projet culturel de la caserne Sully à Saint-Cloud.

Quatre phases à cette mission  :

1 – diagnostic / identification des besoins, formalisation des composantes et des objectifs du projet,

2 – définition du concept de l’équipement culturel, de la vocation et de l’environnement du site, avec préconisations d’organisation et de fonctionnement,

3 – proposition de positionnements aux différentes échelles territoriales et disciplinaires compte tenu de l’offre existante,

4 – propositions d’orientations pour l’élaboration future du projet scientifique et culturel : élaboration de la note stratégique permettant de « nourrir le travail de programmation et la cohérence entre les différents lieux du site ».

> Pour la ville d’Ivry-sur-Seine : étude des mutualisations possibles entre le Hangar/Tremplin, pôle de musiques actuelles, et le Théâtre Antoine-Vitez

La Ville d’Ivry souhaitait étudier les différents scénarii possibles de mutualisation entre les deux équipements avec, d’une part, un objectif d’optimisation des ressources et financements locaux et extérieurs, d’autre part un objectif d’évolution des projets de modèles d’équipements, conçus il y a plusieurs décennies, en termes de ligne artistique, de rapport à la population, d’accompagnement des pratiques en amateur, d’enseignement et d’éducation artistique.

Ce qui était attendu : des éléments d’aide à la décision, sous forme d’analyses et d’évaluations, puis suggérer plusieurs scenarii possibles d’évolution.

Quatre étapes : un état des lieux des deux équipements, une évaluation des forces et faiblesses, la mesure de l’opportunité des différents degrés de mutualisation, l’étude de l’élargissement des sources de financement et une labellisation rendu possible par une éventuelle mutualisation des deux équipements. « Le prestataire détaillera en particulier l’opportunité de la recherche d’une labellisation SMAC : avantages attendus (financiers, efficacité de la politique culturelle…) ; – mesure de l’écart entre situation actuelle et cahier des charges SMAC ; – contraintes administratives (forme juridique, statuts des établissements…) ».

 L’analyse du cahier des charges de l’étude nous a donc conduit à proposer de travailler d’abord sur le projet culturel et artistique de chacun des établissements, voire sur la formalisation d’un projet ‘musiques actuelles’ à l’échelle de la ville, puis sur la part de projet commun des deux structures, d’où découleront les préconisations en termes de coopération et de mutualisation entre les deux.

 Sur la méthode, sans reprendre l’ensemble des propositions, nous sommes partis du postulat que les mutualisations abouties sont celles qui font l’objet d’un travail collectif, ce qui suppose l’implication des équipes dans la réflexion et donc la mise en œuvre d’une étude-action.

• formation professionnelle 

> 3e édition de ‘Culture et fait métropolitain’ les 2, 3 et 4 avril au Carreau du Temple à Paris. Initiée par TERTIUS en 2016, cette formation s’attache à considérer le fait métropolitain tel qu’il se vit par tout un chacun et par ses effets sur le champ culturel, plutôt que sous ses formes institutionnelles actuelles encore peu efficientes, particulièrement pour le Grand Paris (… lire plus si on retrouve le programme)

Coaching individuel pour une direction d’affaires culturelles.

> Quels objectifs essentiels assignons-nous au coaching ?

Accompagner à la résolution de difficultés managériales à partir de l’analyse des dynamiques à l’œuvre.

• Il s’agit :

> de permettre que la personne (le cadre territorial en l’occurrence) ne porte pas la seule responsabilité, en tant que manager, dans un contexte complexe et incertain, des résistances, des tensions qui sont dues également à des cultures professionnelles et des systèmes de valeurs différentes du métier,

> et de (se) donner les moyens d’identifier ces phénomènes, de les analyser, et de se forger les propositions d’actions, méthodologies d’entretien et d’animation d’équipe les plus pertinentes pour accompagner au changement.

La personne, consciente de ces différents éléments, transforme ses difficultés en matériau de travail pour trouver les bons leviers, les bons supports, les bons cadres afin d’aboutir à ce que l’équipe, y compris les personnes ‘réfractaires’, travaillent véritablement ensemble.

« Aucun travail humain n’est indépendant, tout travail est Relation »

En conséquence, le coaching n’est pas seulement la mise en œuvre d’outils et de méthodes qui seraient valables hors de leurs contextes : le coaching est rendu possible par l’articulation d’une nécessaire connaissance fine des cultures professionnelles, des éléments qui constituent les identités professionnelles en présence et des dynamiques singulières d’une équipe.

Le coaching est ainsi au service du développement de l’expertise du professionnel.le  du côté de la direction de projet et de l’équipe.

Comment se positionne notre proposition de coaching ?

> Elle est d’abord liée au métier et à la fonction de DAC qui, en son cœur, porte une tension importante en ayant la charge de coordonner des services, des directions d’établissements qui ont chacun.e des formations, des visions, des enjeux spécifiques.

C’est pourquoi la question des dynamiques (individuelles et d’équipes) est première.

> Elle est ensuite liée à un secteur d’activités, le secteur culturel et artistique, où aujourd’hui la question prédominante est celle des publics, de la relation aux habitant.e.s, aux citoyen.e.s. Sur ‘le terrain’, cela se traduit le plus souvent par : ouverture à tous, lutte contre l’exclusion et maintien d’un haut niveau d’exigence culturelle. Autrement dit, les DAC sont mis devant un triple impératif : celui de l’universalité, de la solidarité et de la qualité, voire de l’excellence. Et cela dans un contexte où la concurrence dans l’offre culturelle (publique/privée) s’est considérablement accentuée ces dernières années.

Pour 2020-2021, formation professionnelle, accompagnement des politiques culturelles et des projets, séminaires de réflexion, écritures, toujours à partir de la poétique et de la politique de la Relation, vont se poursuivre. Les prochaines newsletters rendront compte de cette dynamique de travail et d’échanges